Au Conseil

Intervention de Sandrine Runel sur la gestion active de la dette au Conseil du 23 avril 2020

Le Conseil de la Métropole s’est réuni le jeudi 23 avril 2020 pour délibérer sur les mesures d’urgence pour faire face à la crise provoquée par la pandémie de Covid-19. Retrouvez ci-dessous l’intervention complète de Sandrine Runel, présidente du groupe socialiste, sur la gestion active de la dette (délibération n° 2020-4245), lors du Conseil du jeudi 23 avril 2020.

Seul le prononcé fait foi


M. le président, chers collègues,

Cette crise va affecter durablement notre société et notre économie. Le déficit public de la France va bondir cette année à 3,9% du PIB. En un peu plus d’un mois, deux projets de lois de finances rectificatives ont été nécessaires, et un troisième n’est pas à exclure.

Si ceux-ci donnent une estimation de l’impact considérable qu’aura la pandémie au niveau national, la question reste entière pour notre collectivité. A minima pouvons-nous être modérément sereins au vu des finances pré-crise de notre Métropole, et dont je souhaite souligner la bonne gestion de ces dernières années.

Celles-ci doivent nous permettre d’agir fort et vite pour pallier au mieux les effets de la crise qui vient.

M. le président, vous nous avez dit en conférence des présidents que les services travaillaient d’arrache-pied pour nous fournir de premières projections quant à ces effets. Pouvez-vous préciser quand de premières estimations seront disponibles ?

Si l’État peut s’endetter relativement librement pour sauvegarder l’économie, avec l’appui notamment de la BCE, en tant que collectivité territoriale nous n’avons pas ce luxe. À ce titre, des discussions ont-elles lieu avec le gouvernement à propos de mesures de soutien aux collectivités ?

Vous nous avez indiqué avoir commandé des masques, et nous avons dans une délibération précédente pu prendre connaissance du détail. Si nous connaissons ainsi le cout de cette première commande, quel sera celui de son réassort, et les modalités de distribution ?

Nous sommes convaincus que sur ce point, c’est par l’échelon territorial que toute réponse solide et durable à la crise doit se faire, mais si cela a un coût, cela nécessite également une méthode.

Nous en appelons ainsi comme d’autres ont pu le faire à une nécessaire coordination avec les mairies, et bien entendu concernant Lyon, avec les mairies d’arrondissement qui doivent être le maillon de proximité privilégié pour une distribution de masques à toutes et tous.

De plus, tout plan de relance élaboré par notre collectivité devra obligatoirement s’inscrire dans une transition sociale et écologique.

Et s’il est évident que ne pas profiter de cette situation incroyable pour changer serait gâcher une crise, espérons qu’à Lyon, nous sachions nous inspirer des mesures et des engagements pris à Rennes ou à la Ville de Paris pour sortir au mieux de cette crise sans laisser trop de nos concitoyens au bord du chemin.