Jean-Michel Longueval sur les CIFRE à la Métropole de Lyon

Jean-Michel Longueval sur les CIFRE à la Métropole de Lyon

Pour favoriser la recherche et l’amélioration de ses politiques publiques, la Métropole de Lyon a choisi d’augmenter de 40% le nombre de CIFRE qu’elle peut accueillir. Jean-Michel Longueval est intervenu au nom du groupe socialiste lors de la Commission permanente du 31 mai 2021.

Seul le prononcé fait foi


Merci Monsieur le Président.

Je ne reviens pas sur le dispositif CIFRE créé en 1981, centré au départ sur l’industrie et les PME et ouvert aux collectivités en 2005. Il y a 1500 thèses-CIFRE en France, dont 8% dans les collectivités

Le doctorant, en CDD de 3 ans partage son temps entre la préparation de sa thèse, au sein de son labo, et son activité professionnelle au sein de la Métropole.

L’ANR nous verse une subvention de 14 000 € par an, le temps du contrat.

Pour la Métropole, l’intérêt est de développer une approche de R&D au sein des équipes.

Cette délibération prévoit d’augmenter de plus de 40% notre effectif de CIFRE en le passant de 7 à 10, ce dont nous pouvons nous féliciter. Les services sont très demandeurs.

Nous avons donc aujourd’hui 7 CIFRE en cours et 15 conventions terminées, à titre d’illustration, quelques thèmes de recherche, qui illustrent la diversité de nos politiques publiques :

  • Pour les CIFRES achevées : « Les modalités d’accompagnement des usages numériques des enseignants au sein des collèges ». Ou encore « l’Intégration des outils de la logistique urbaine dans l’aménagement urbain ». Et enfin « La Compréhension expérimentale et numérique des chemins de l’eau sur l’ensemble du champ captant de la Métropole de Lyon ».
  • Pour les CIFRE en cours : « La mobilité et les choix résidentiels des étudiants », ou encore « Les Grands Lyonnais face au changement climatique » ; et enfin, « Grandir en banlieue : parcours, construction identitaire et positions sociales ».

En tant que Vice-Président à la recherche, je soutiens le développement de nos partenariats avec la recherche, au moment où la Loi de Programmation Pour la Recherche, la LPPR 2021-2030, promulguée fin décembre 2020 fixe un objectif de 1% du PIB dans la recherche publique, certes à la hausse mais probablement encore insuffisant. La pandémie nous l’a prouvé.

Il nous faut ici défendre quelques valeurs.

Investir dans nos universités et nos infrastructures de recherche, avec des recrutements d’emplois pérennes pour lutter contre la précarisation des métiers scientifiques pourtant prévus par la nouvelle Loi avec des nouveaux contrats tels ceux des « chaires d’excellence » ou encore de « CDI de mission scientifique ».

Stopper cette lame de fond du financement par appel à projets car la recherche a besoin de temps long et de sécurisation. Les labos et les chercheurs passent trop de temps à répondre à ces appels à projets concurrentiels, alors que la recherche a besoin de coopérations.

Il faut réaffirmer les principes d’autonomie de la démarche scientifique et de libre expression et libre circulation des idées.

Enfin, si les coopérations et passerelles « public-privé » sont utiles et permettent de lier recherche fondamentale et recherche appliquée, il faut cependant réguler ces passerelles pour garantir indépendance, neutralité, intérêts matériels et moraux du service public de la recherche.

Rappelons que notre Métropole est le deuxième site universitaire de France après Paris, que la recherche y occupe une place majeure, sur bien des champs tels que sciences et santé, ingénierie et SHS.

Les CIFRE nous permettent ainsi de développer les partenariats entre recherche et collectivités publiques, autour des enjeux des transitions et des interactions entre sciences et société.

Je vous remercie.