Jean-Michel Longueval sur la stratégie culturelle métropolitaine

Jean-Michel Longueval sur la stratégie culturelle métropolitaine

Le secteur culturel a été l’un des plus durement touchés par la crise sanitaire. La stratégie culturelle 2021-2026 prend acte de ce constat, et propose d’écrire une nouvelle page des politiques culturelles sur la Métropole, pour recréer du lien tant entre les citoyens qu’entre les territoires. Portée par le Vice-président à la culture Cédric Van Styvendael, elle a été largement approuvée.

Jean-Michel Longueval est intervenu pour le groupe Socialiste.

Seul le prononcé fait foi


Merci Monsieur le président.

En ce jour de fête de la musique je ne peux que me réjouir de la présente délibération, qui annonce la feuille de route de la Métropole en matière culturelle pour les années à venir.

Permettez-moi d’en profiter de cette délibération pour féliciter à nouveau la ville de Villeurbanne, son maire, son adjoint à la culture et à l’enseignement supérieur, Stéphane Frioux, pour être devenu la première capitale française de la Culture. Rappelons qu’il y avait 9 finalistes.

Villeurbanne, riche de son histoire industrielle, cité jeune et en croissance, a choisi la jeunesse pour force et cible de son projet culturel urbain. C’est un beau symbole pour notre Métropole, de délibérer aujourd’hui sur notre stratégie culturelle, dont la définition a été confié à notre collègue Cédric Van Styvendael, maire de Villeurbanne.

Cette stratégie est remarquable à plusieurs titres. D’abord parce qu’elle nous rappelle le cadre des compétences obligatoires de notre collectivité et celles qui sont partagés avec d’autres.

Puis parce qu’elle définit clairement trois axes majeurs qui parlent à tous :

  • La culture comme levier d’inclusion sociale
  • L’accompagnement de la filière culturelle
  • La garantie du maillage territorial de l’offre culturelle, promouvant les coopérations intercommunales et sur l’équité

Parce que ces 3 axes seront nourris et irrigués avec les deux axes transversaux :

  • L’écoresponsabilité
  • L’égalité femme-homme

Parce que cette stratégie réaffirme notre soutien aux équipements de centralité et aux grands festivals.

Et enfin, parce qu’elle propose un nouveau projet avec la cité internationale des Arts du cirque.

Cette stratégie est ambitieuse et offre un cadre clair stable pour guider nos politiques culturelles pour les cinq prochaines années à venir. Cette stratégie est d’autant plus bienvenue qu’elle vient aujourd’hui dans un contexte où le secteur culturel commence tout juste à reprendre vie après la crise qui l’a si durement touché.

En matière de stratégie culturelle, on voit bien toute l’importance à la fois de soutenir les grands équipements et les grands festivals car ils jouent un rôle de locomotive, de promotion de la culture, et à la fois de soutenir les pratiques culturelles émergentes, les initiatives associatives, l’enseignement artistique.  C’est un équilibre délicat

Il est fondamental que les grands équipements culturels sortent des murs et s’adressent à tous les publics et c’est toute l’importance du lien avec les établissements scolaires, les écoles, collèges et lycées et aussi les universités.

À Bron, par exemple le festival Karavel de Mourad Merzouki propose des rencontres dans les classes des écoles et des collèges de la Ville pour parler du métier de danseur. Ce festival organisé au départ à Bron à l’espace Albert Camus propose maintenant sur une période d’un mois des représentations dans un grand nombre de théâtres des communes de la Métropole et aussi de la région.

Le Festival Lumière a développé des partenariats avec les petites salles associatives, comme celle des Alizées à Bron, qui accueillent des acteurs et réalisateurs qui viennent à la rencontre des publics de nos villes

Toujours à Bron, la fête du livre de Bron qui a mis en place le prix Summer en 2017, du nom du 1er lauréat et, à la demande de la Métropole, ce prix a été ouvert aux médiathèques de tout le territoire, qui s’en sont saisis de suite avec enthousiasme et ont organisé des comités de lecture des 10 romans sélectionnés avec des accueils des auteurs repartis sur la Métropole et des jurys locaux de lecteurs pour attribuer le prix.

Ces quelques exemples et beaucoup de communes pourraient en citer bien d’autres, pour démontrer l’importance de ce que l’on pourrait définir comme des allers et retours entre centralité et proximité, dans l’idée de faciliter un bouillonnement de culture sur la Métropole, en renforçant ainsi son attractivité.

Nous tous reconnaissons le rôle que joue la culture en termes de lien social, d’échange, de dialogue, de partage ; la culture nous renvoie à l’altérité et appelle à la mixité, qu’elle soit intergénérationnelle ou sociale.

C’est aussi pour beaucoup de jeunes un vecteur d’émancipation qui a manqué à tant d’entre eux cette dernière année.

La culture, c’est l’ouverture au monde, c’est apprendre à penser par soi-même, c’est l’acceptation de l’autre, c’est aussi la découverte de son propre potentiel et de sa propre créativité et donc l’acceptation de soi.

Cette stratégie indique donc clairement où nous comptons aller en liant festivals à vocation internationale et création locale et éducation.

C’est donc avec enthousiasme que notre groupe votera favorablement cette délibération.

Je vous remercie de votre attention.