Jean-Michel Longueval sur la transition industrielle

Jean-Michel Longueval sur la transition industrielle

Pour préparer demain, la Métropole accompagne les acteurs économiques du territoire pour leur transition industrielle et appuie aussi l’innovation. Jean-Michel est intervenu au nom du groupe socialiste lors de la Commission permanente du 26 avril 2021.

Seul le prononcé fait foi


Merci M. Le Président, je souhaite par cette intervention valoriser l’action économique de la Métropole au travers les différents rapports présentés aujourd’hui.

Nous venons de voter un rapport pour soutenir l’entreprenariat et la création d’entreprises sous la bannière LYVE. Le résultat, c’est la performance de notre Métropole en terme de création d’entreprises ; c’est aussi la sensibilisation des jeunes et le soutien aux étudiants-entrepreneurs ; c’est encore dans le rapport sur l’économie de proximité, l’accompagnement de 150 porteurs de projets, sous forme de binômes parrains/entreprises.

C’est aussi le soutien à l’innovation dans nos pôles de compétitivité, le soutien  à Lyon Biopole et le Lab santé pour 260 000 €, et aussi l’accompagnement de la filière alimentation pour plus de 60 000 €.

Si l’on ajoute les 750 000 € du présent rapport, c’est un peu plus de 2,6 millions d’euros que nous délibérons aujourd’hui pour le soutien à l’économie de notre Métropole.

Le présent rapport, lui, vient soutenir la transition dans notre industrie pour faire face aux enjeux environnementaux, sociaux et sanitaires.

Je souhaite insister sur deux points :

D’abord,le fil rouge qui guide notre action économique :

Dans chacun de ces rapports, il s’agit bien :

  • D’accompagner les acteurs économiques dans la transition écologique
  • De promouvoir les coopérations
  • De rendre utile l’innovation au service des habitants
  • De favoriser l’apprentissage et la formation pour développer les compétences et l’emploi.
  • Et aussi de rendre plus d’attractifs les métiers de l’industrie auprès des jeunes.

Autrement dit :

  • Plus de coopération
  • Plus d’innovation
  • Et donc plus de résilience pour la Métropole dans sa capacité à anticiper et à s’adapter aux risques, qu’ils soient climatiques, économiques, technologiques, démocratiques et bien sûr, aujourd’hui sanitaires.

La résilience, ce n’est pas le repli ou l’isolement, c’est tout sauf une vision pessimiste, c’est plutôt l’innovation et la coopération autour de l’alliance des territoires :

  • Entre territoire urbain et rural
  • Et aussi avec les territoires voisins et notamment celui de Saint-Étienne.

Pour bien appréhender cette idée de résilience, je vous renvoie aux travaux du CEREMA dont le siège est à Bron. Le CEREMA, Centre d’Études et d’Expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement, sous la tutelle de 2 ministères, transition écologique et cohésion des territoires, Ce organisme est spécialiste de ce concept de résilience des territoires.

Le meilleur exemple de la résilience d’un territoire appliqué à la Régie publique de l’eau, c’est de garantir en 2021 que nous pourrons boire de l’eau potable en 2050.

C’est cette résilience qui guide notre action économique et je sais que la Vice-Présidente restera constante sur cette ligne.

Le 2ème point sur lequel je veux insister c’est le soutien à notre recherche.

Les pôles de compétitivité sont au cœur des liens entre économie, recherche et innovation au service des habitants :

  • C’est le cas pour les sciences du vivant et la santé, où on parle de fertilisations croisées entre recherche publique et privé
  • On peut citer le soutien au Foodtech Lyon Aura porté par l’ISARA, établissement d’enseignement supérieur et de recherche : rendre l’innovation utile à l’alimentation de demain et à la santé dans l’assiette

Je terminerai par quelques illustrations :

  • Nous délibérons sur le soutien à LyonBiopole qui intègre la santé publique vétérinaire avec l’enjeu de ce que l’on appelle aujourd’hui le concept de One Health, une seule santé, ou la santé globale, où entre l’OMS et l’OIE l’organisation mondiale pour la santé animale, s’étudient les zoonoses, maladies qui se transmettent des animaux vertébrés à l’homme, et vice versa, avec des pathogènes tels les virus. Je ne vous fais pas de dessin.
    Nous avons sur la Métropole, à Marcy l’Etoile, VetAgro Sup, qui est je le rappelle la 1ère école vétérinaire créée au monde et dont le projet est au cœur de cet enjeu de santé globale.
  • Nous délibérons aussi pour soutenir le Lab Santé et son hackathon qui a eu lieu en format numérique fin janvier : 48h de marathon par équipe pour contribuer à transformer la santé de demain, pour réunir des citoyens et experts qui disposent ensemble de ressources insoupçonnées
  • Citons aussi notre soutien au CLARA, Canceropôle Lyon Auvergne Rhône-Alpes, qui est au cœur des relations entre chercheurs, cliniciens et entrepreneurs, en lien avec les incubateurs, les structures de valorisation de la Recherche, les hôpitaux, les Universités, les organismes de recherche et aussi les associations.
    L’enjeu c’est bien le lien entre recherche et innovation, par le transfert des recherches au sein des laboratoires publics vers le développement de produits directement au bénéfice des patients. Léon Bérard est en pointe sur ce sujet, car dans les mêmes murs, chercheurs et médecins collaborent au quotidien.
    C’est ce que l’on appelle la recherche translationnelle qui se situe entre la recherche fondamentale, dont le travail consiste à comprendre les mécanismes à l’origine du développement d’un cancer, et la recherche clinique qui vise à évaluer l’efficacité et la tolérance de nouveaux traitements sur les patients.
  • Je conclus en citant ici la Chaire de recherche et d’enseignement « l’Innovation pour l’Humanité », à l’INSA en partenariat avec Handicap International : « innover pour réparer l’humain ».
    Bien des personnes à travers le monde dans des pays en guerre, ont besoin d’une prothèse mais n’y ont pas accès en raison du coût du matériel, du manque de ressources humaines expertes et de la difficulté à se déplacer dans un centre de santé équipé.
    Ainsi, il s’agit avec un simple ordinateur et un scanner de prendre les mesures physiologiques des patients, de les traiter à Lyon et de les ré-adresser à un centre de fabrication équipé d’une imprimante 3D susceptible d’utiliser des matières premières accessibles localement, y compris des déchets plastiques. Les chercheurs imaginent même de prendre les mesures physiologiques sur place, directement avec l’appareil photo d’un téléphone portable quand on ne dispose pas d’un scanner.

En conclusion, deux messages :

  • Il nous faut promouvoir la résilience de la Métropole, de façon scientifique
  • Et il nous faut soutenir notre recherche, y compris dans ses liens et passerelles avec les services R&D des entreprises.

Mon groupe votera ce rapport, bien évidemment.

Je vous remercie de votre attention.