Joëlle Séchaud sur les collèges

Joëlle Séchaud sur les collèges

Les deux délibérations de ce jour lancent la construction de deux nouveaux collèges, à Albigny-sur-Saône et Vénissieux/Saint-Fons. C’était aussi l’occasion de s’exprimer sur le nouveau Schéma directeur des collèges. Joëlle Séchaud est intervenue pour le groupe socialiste lors de ce Conseil du 27 septembre 2021.

Seul le prononcé fait foi


Des délibérations portant sur la construction de deux collèges — l’un sur le secteur de Vénissieux/ Saint-Fons, l’autre à Albigny-sur-Saône — et sur le lancement de la consultation du marché public global de performance nous sont proposées lors de ce conseil.

Sans surprise, notre groupe est pleinement acquis à la construction de ces deux nouveaux bâtiments scolaires, qui est une première réponse de notre majorité et de ce mandat à la démographie croissante — nous comptons près de 70 000 collégiennes et collégiens à la rentrée 2021 — et au respect de la mixité sociale, mais aussi à l’inclusion des jeunes et à une construction et à un fonctionnement responsable et durable face à l’urgence climatique.

Ces deux nouveaux collèges ouvriront à la rentrée 2025 pour l’un, à celle de 2026 pour l’autre. Décision politique prise en 2021, ouverture des collèges 4 à 5 ans plus tard.

J’attire votre attention sur ce temps long, chers collègues, car ce temps est incompressible : il nous faut garder à l’esprit que ce sont 1 400 actuels élèves de primaire qui s’épanouiront dans ce prochain cadre éducatif, non les collégiens et collégiennes d’aujourd’hui.

Ce temps long, c’est aussi rappelons-le, celui que deux hommes, présidents chacun de collectivité, ont évacué de leur esprit quand ils ont scellé en 2015 leur accord de fusion de la Métropole de Lyon et du Conseil général sur le territoire du Grand Lyon, Conseil général qui avait alors la compétence des collèges de notre territoire.

Concernant le domaine éducatif qui nous intéresse dans ces deux délibérations, l’exécutif du précédent mandat auquel notre groupe appartenait a en effet hérité du sous-investissement prémédité dans les collèges par le Conseil général et de la reprise compliquée de la situation par la Métropole de Lyon qui faute de pouvoir effectuer des travaux d’ampleur dans les collèges a dû jouer sur les redécoupages de cartes scolaires — 24 sans compter l’ouverture de nouveaux collèges — pour faire face à la forte croissance de la population scolaire de l’ordre alors de +1 000 collégiens par an.

L’héritage de 2015 que j’évoquais précédemment fait partie de ces héritages que l’on dit empoisonnés. En effet, à cause du sous-investissement programmé dans les collèges par l’exécutif du Conseil général, les places en conditions dégradées au nombre de 210 en 2015 sont passées à 1 280 cinq ans plus tard. Nous les estimons à 1 670 d’ici la fin de ce mandat.

Le mandat 2020-2026 et la nouvelle majorité, à laquelle le groupe Socialistes, la gauche sociale et écologique & Apparentés appartient, ouvrent cependant une nouvelle ère : celle d’un schéma directeur des collèges, qui s’appuie sur l’identification au préalable des secteurs sous tension existants et à venir — 6 ont été détectés — et donc sur l’analyse fine des besoins et sur la réalisation d’un état de santé des bâtiments — les réhabilitations nécessaires, les besoins de constructions nouvelles pour répondre à la croissance démographique au rythme de 500 collégiens par an pour le mandat, soit 3 080 élèves attendus,  les besoins aussi d’ouverture de demi-pensions.

À partir de là nous avons budgété — 300 millions d’euros sur le mandat, c’est inédit — et maîtrisons cette trajectoire pour un second mandat.

Notre majorité s’est attachée en effet à planifier. Le schéma directeur des collèges, que nous avons établi, fixe des étapes et des objectifs transparents de la politique éducative que nous conduisons pour les collégiennes et les collégiens et les équipes éducatives, laquelle politique se traduit concrètement dans les financements que notre majorité a budgétés dans la PPI : la construction, la reconstruction, l’extension de collèges, les équipements, leur fonctionnement dont la responsabilité de 668 agents, la restauration scolaire, l’accompagnement de l’usage numérique et les actions éducatives.

Il n’est pas une séance de conseils d’administration des collèges de nos circonscriptions où ne soit pas vanté le financement apporté par la Métropole de Lyon aux actions éducatives à l’initiative des équipes éducatives, d’autres impulsées par la majorité comme celle des « collèges éco-citoyens » ou encore celle du « défi class’Énergie ». Toutes participent à la réussite des élèves, elles contribuent à l’épanouissement personnel et collectif des jeunes, elles les sensibilisent à la citoyenneté. 

L’on sait des élus d’opposition critiquer ici et là la non réhabilitation soi-disant promise dans le précédent mandat de tel collège de leur circonscription. Mais rappelons-nous et rappelons aux habitants qui se laisseraient duper par les mensonges que seule vaut l’inscription dans la PPI, c’est-à-dire la budgétisation déclarée, et le vote des élus qui l’adoptent, que jamais les promesses n’ont relevé d’un budget.

Les seuls chiffres qui parlent pour ce mandat sont ceux de la planification et ils sont les suivants. Durant ce mandat, 5 nouveaux collèges et la recherche de terrains pour 5 collèges supplémentaires dans les zones en tension, 13 réhabilitations lourdes seront terminées, 4 autres seront lancées, 11 collèges feront l’objet d’importants travaux de réhabilitation ou d’extension, des cantines seront restructurées, d’autres construites, des investissements sont aussi ciblés pour la rénovation thermique, la désimperméabilisation et la végétalisation des collèges, un plan d’aménagement pour apaiser, sécuriser les abords de 17 établissements et ainsi protéger la vie de nos adolescents est également lancé. Ajoutons à ces investissement les opérations d’entretien et l’exemplarité visée des cantines dans lesquelles les cuisiniers proposeront des produits de saison et de qualité, attentifs à accommoder les produits et éviter le gaspillage alimentaire.