Philippe Prieto sur la brigade équestre de la Police municipale

Philippe Prieto sur la brigade équestre de la Police municipale

Seul le prononcé fait foi


Monsieur le Maire,

Monsieur l’adjoint,

chers collègues

Mesdames Messieurs

Notre groupe réaffirme, à vos côtés,  l’ambition que Lyon soit une ville tranquille et apaisée.

La sécurité et la tranquillité publique se gagnent par la mise en œuvre d’un ensemble de dispositifs et il ne faut en négliger aucun pour les assurer au mieux.

Chacun de ses dispositifs obéit à des règles d’engagement spécifiques, une doctrine d’engagement,  de façon à ce que  l’ensemble des dispositifs fasse sens et permette  la réalisation des missions de police municipale.

Nous nous étions félicités de la création en 2015 de la brigade équestre.

Elle illustre parfaitement les principes de police de proximité,

bien en visibilité et au contact des habitants, auxquels nous sommes attachés.

Une police qui rassure, qui dissuade, et qui intervient et pour cela encore faut il en définir précisément le cadre d’action et lui en donner les moyens.

Et si nous ne remettons pas en question les dispositifs de sécurité, tous les dispositifs, si nous ne nous posons pas régulièrement la question de leur efficacité pour les faire progresser alors nous courrons le risque de les voir régresser.

Pour être efficace la police municipale a besoin de s’entraîner et d’éprouver ses méthodes. Ces entraînements ne sont jamais anodins, ils sont parfois risqués mais ils sont indispensables pour que les interventions réelles soient les plus rodées possible.  

Le projet que nous allons voter vise à installer un centre équestre au parc de la tête d’or dédié à l’accueil et l’entraînement des chevaux de notre Police Municipale. Ces entraînements sont indispensables pour permettre aux cavaliers et aux chevaux de travailler leurs automatismes, de garder la forme et développer leur confiance mutuelle.

Cette structure, une carrière, va permettre d’éviter aux chevaux et à leurs cavaliers les trajets quotidiens vers Miribel et leur logistique compliquée. C’est un gain de temps, de stress  et de fatigue   et donc  une amélioration opérationnelle que nous saluons.

D’autant que le bilan Carbone de l’opération est favorable, c’est une belle illustration de la compatibilité entre progrès et transition écologique.

Je l’ai dit ,il nous faut aussi veiller à ré questionner le cadre d’emploi de nos services de Police Municipale. La section équestre n’échappe pas à ce principe de bon sens.

Elle nous apparaît évidemment comme un dispositif éminent de police de proximité. Lionel Jospin alors Premier Ministre disait que « réussir la Police de proximité, c’est d’abord entretenir avec la population une relation de confiance ». 

A l’évidence, je le répète, les brigades équestres favorisent des contacts positifs avec la population et dissuadent les agressions contre les forces de l’ordre. Les expériences de villes comme Nice ou Paris ou Genève le montrent avec des  utilisations qui ne  ne se réduisent  pas à des tours de parcs ou à des parades.  L’efficacité de leurs interventions en maintien de l’ordre est remarquable parce que 600 kilos de muscle au galop ça force le respect !

Le Groupe Socialiste, la Gauche sociale et écologique va voter favorablement la mise à disposition de cet outil indispensable et espère que le champ d’intervention de la section  équestre de la Police Municipale  intégrera d’autres missions et d’autres territoires de la ville, en particulier ses quartiers populaires.

Merci de votre attention.