Sandrine Runel sur les bénéficiaires d’une protection internationale

Sandrine Runel sur les bénéficiaires d’une protection internationale

Cette délibération s’inscrit dans le cadre de la Métropole hospitalière et accueillante. Elle a pour but de favoriser l’inclusion et l’intégration professionnelle des personnes réfugiées ou bénéficiaires d’une protection internationale sur le territoire de la Métropole. Sandrine Runel est intervenue pour le groupe socialiste.

Seul le prononcé fait foi


Monsieur le président, chers collègues,

Je me permets d’intervenir une nouvelle fois sur ces dossiers, concernant le soutien aux initiatives et associations qui accompagnent les personnes en situation d’exil, qu’ils soient jeunes ou moins jeunes, et qui plus particulièrement agissent pour favoriser et améliorer l’intégration des personnes que notre pays se doit de protéger.

Aujourd’hui, nous ne pouvons plus nous contenter d’accueillir et d’héberger. L’ambition doit être plus grande.

En approuvant le contrat territorial d’accueil et d’intégration des réfugiés (CTAIR), la Métropole a fait le choix dès 2019 de s’engager avec l’État sur des actions visant à faciliter l’insertion sociale et professionnelle des personnes réfugiées.

Il s’agit désormais de proposer une offre qui permette aux publics vulnérables de bien vivre. L’accès à un accompagnement de qualité, pour une insertion durable vers l’emploi, pour l’apprentissage de la langue, l’accès à une alimentation saine, de qualité et à coût réduit constitue un véritable défi auquel nous nous devons de répondre, au travers d’un panel varié d’actions, dans lequel figurent, justement, les dispositifs d’hébergement citoyen, de médiation interculturelle, de l’interprétariat, etc.

Les raisons de la migration sont multiples et peuvent s’entrecroiser : crainte de persécution, situation de conflits, maltraitance, « mission » confiée par la famille, tentative pour retrouver un proche ayant déjà émigré ou pour fuir la misère, et rechercher une vie meilleure.

L’accueil constitue un axe important de développement des politiques publiques pour notre collectivité, et en tant qu’élus de terrain, engagés, sur nos territoires, nous nous y employons tous les jours. 

C’est aussi un enjeu dans une démarche d’accompagnement et de promotion de l’estime de soi chez les personnes migrantes.

L’action métropolitaine doit être en mesure de proposer une aide, un accompagnement, des dispositifs variés et adaptés pour favoriser cette intégration.

Les actions proposées par ces structures associatives permettent l’entraide, l’échange, mais aussi l’engagement et la création de lien social entre les publics visés et les différents acteurs participant au projet.

L’accueil et l’intégration constituent un droit que nous nous devons d’assurer à tous, en subventionnant des espaces porteurs de nouvelles expérimentations, telles que SINGA ou l’ouvre porte.

Nous devons renforcer notre soutien à l’égard de l’ensemble des acteurs de la promotion de notre politique hospitalière. 

De ce fait, nous avons l’obligation, morale plus que règlementaire, d’assurer l’accueil de ces personnes protégées, et de leur proposer un accompagnement digne et adapté pour vivre librement dans notre pays.

Alors que le Conseil d’État, par une décision motivée principalement par la protection des personnes LGBT, vient de faire retirer trois pays africains de la liste française des pays d’immigration dits « sûrs », offrant ainsi à leurs ressortissants l’espoir d’une procédure d’asile plus clémente en France, nous, Métropole de Lyon, nous devons de ne pas faillir à notre devoir.

Notre groupe, Socialistes, la gauche sociale et écologique & Apparentés, comme sur l’ensemble des mesures prises en matière d’accueil et d’hospitalité, votera favorablement ce rapport.

Je vous remercie.