Issam Benzeghiba sur le schéma métropolitain des enseignements artistiques 2023-2027

Issam Benzeghiba sur le schéma métropolitain des enseignements artistiques 2023-2027

Le schéma métropolitain des enseignements artistiques organise le service public d’enseignement de la musique, de la danse et des arts dramatiques et en prévoit les modalités de financement par la Métropole. Porté par le vice-président Cédric Van Styvendael, son importance a été soulignée en Conseil par Issam Benzeghiba.

Seul le prononcé fait foi


Monsieur le président, chers collègues,

Ce schéma fait consensus, d’abord car il résulte d’un dialogue et d’un travail entre tous les acteurs concernés : les écoles et les conservatoires, les communes et leurs services culturels et bien évidemment la Métropole. Les multiples allers-retours entre centralité et proximité ont porté leurs fruits.

Ce schéma fait consensus, ensuite, car il n’est pas une révolution mais une évolution, une étape supplémentaire par rapport au précédent, qui portait déjà des objectifs forts en termes de structuration des enseignements artistiques et d’inclusion sociale par la pratique de la musique, de la danse et des arts dramatiques.

Mais au-delà du consensus, il est important pour notre groupe d’intervenir et de souligner la qualité du travail réalisé par les services de la métropole, auxquels nous adressons des remerciements appuyés, sous l’impulsion du vice-président à la culture Cédric Van Styvendael.

L’adoption du nouveau schéma des enseignements artistiques est l’occasion de réaffirmer les valeurs et les ambitions de notre majorité en matière culturelle. Tout particulièrement, ce sont nos valeurs sociales que l’on retrouve dans ce schéma.

La défense de l’égalité, d’abord. Entre les habitants des différents territoires, pour que chacun puisse avoir accès, tout au long de la vie, à un enseignement artistique de qualité. L’égalité toujours, avec une action plus efficace sur la lutte contre les discriminations, et notamment celles liées au genre. Puisque des inégalités et des injustices persistent dans le milieu culturel et artistique, nous faisons face à cet enjeu. Comment ? Par une généralisation de plans d’actions pour l’égalité entre femmes et hommes, par la lutte contre les violences sexistes et sexuelles au sein des établissements, la lutte aussi contre les stéréotypes et les représentations dans les pratiques artistiques.

L’inclusion sociale, ensuite. La tarification sociale devient la norme pour tous les établissements, et de nouvelles actions sont mises en place pour aller vers les publics les plus éloignés de l’offre traditionnelle. L’incitation au développement des usages numériques contribuera également à favoriser la pratique artistique, pour toutes et tous.

La défense d’un service public de qualité, enfin. Pour les usagers, évidemment, avec une offre complète et de bonnes conditions d’apprentissage. Mais aussi pour tous les professeurs et les agents de nos établissements d’enseignement. Leur garantir de bonnes conditions de travail est une condition essentielle à la réussite de nos politiques. Les chiffres présentés dans le rapport nous rappellent que l’enseignement artistique dans notre métropole représente plus de 1 700 emplois… mais seulement 864 équivalents temps-plein. Évidemment, tous les enseignants n’aspirent pas à un service complet et veulent garder la possibilité de créer, d’enregistrer ou de se produire un peu partout sur le territoire. Mais la restructuration des établissements et l’augmentation de l’offre devrait permettre à certains enseignants de vivre plus sereinement de leur travail qui est aussi très souvent leur passion.

En multipliant les dispositifs de soutien aux établissements, aux CTM, aux collèges prioritaires ; en diversifiant l’offre pour aller vers les plus éloignés ; en ne se limitant pas aux seuls « enseignements » mais bien à une pluralité de pratiques artistiques : le nouveau schéma fait clairement de l’accès de toutes et tous à la culture une priorité.

Terminons en rappelant que, d’un point de vue strictement légal, la Métropole doit « garantir l’égalité d’accès aux enseignements artistiques », et « fixer les conditions de son financement des établissements ». Force est de constater que le schéma qui nous est présenté va beaucoup plus loin et c’est une excellente chose.

Le groupe Socialistes, la gauche sociale et écologique & apparentés votera ce rapport avec enthousiasme.

Je vous remercie.