Sandrine Runel – Intervention préalable au Conseil municipal

Sandrine Runel – Intervention préalable au Conseil municipal

Seul le prononcé fait foi


Monsieur le Maire,

Chers collègues,

Nous achevons cette deuxième rentrée du mandat dans un climat qui reste anxiogène pour nombre de lyonnaises et de lyonnais malgré une situation sanitaire qui tend à s’améliorer.

La crise sociale que nous vivons désormais et qui traverse l’ensemble de notre pays met en lumière les besoins sociaux, mais aussi les limites de notre modèle social.

Avec la crise sanitaire le retour de la puissance publique s’est imposé comme une évidence.

Chacun a cherché, et beaucoup il en est heureux ont retrouvé le sens du service public.

Cette crise sanitaire questionne nos modes d’organisation. La désorganisation induite a fait émerger ces derniers mois de nouveaux modes de fonctionnement et de régulation au sein même des collectifs de travail. Nous avons eu de la chance de disposer au sein de la ville d’agents faisant preuve d’initiatives collectives et individuelles et ce dans tous les domaines, qui ont réussi à s’adapter aux protocoles sanitaires exigeants encore vigueur dans nos écoles, nos ehpad ou encore dans nos crèches.

Cette rentrée a été l’occasion de rappeler ce qui en si peu de temps, et dans un contexte contraint, avait déjà pu être réalisé.

Cette rentrée a été l’occasion de montrer comment d’un projet on transforme une ville.

Cette rentrée est l’occasion de rappeler qu’en 2021, après avoir voté un plan de mandat, une PPI, un pacte social pour les agents de la ville qui en ont tant besoin, aujourd’hui c’est d’un projet social pour le CCAS dont nous nous dotons, d’un comité de déontologie ou encore d’un schéma de promotion des achats socialement et écologiquement responsables et demain bien sûr d’un projet éducatif ambitieux pour nos enfants.  

Ce conseil municipal de rentrée est d’abord l’occasion de rappeler pour qui nous nous battons et au nom de qui nous menons ces combats.

Notre objectif dans cette majorité est d’agir pour faire en sorte que les gens vivent mieux.

Et c’est ce que nous avons fait, depuis notre élection, en engageant des chantiers forts, autour de la rénovation du patrimoine de la ville, et de nos écoles en particulier.

Car oui nous devons faire mieux pour l’école.

Agir pour l’école, pour une école plus juste, car l’éducation est un marqueur politique fort, et nous devons réhabiliter le cadre de travail de la communauté éducative.

Agir pour mettre fin aux assignations scolaires, et redonner enfin du sens à cette promesse républicaine, qui permet de garantir l’émancipation, l’égalité des chances, le développement et l’épanouissement de nos enfants.

C’est aussi en rénovant nos équipements sportifs, en rénovant les places, en piétonnisant les rues comme avec le bel exemple de la rue Meynis dans le 3°, en accompagnant les familles les plus modestes, les mineurs isolés, les familles monoparentales, les personnes en situation de handicap, en mettant en place une politique à destination des jeunes et des étudiants, en œuvrant pour des territoires zéro chômeur de longue durée, en luttant contre les violences faites aux femmes, en luttant contre le non recours aux droits ou pour instaurer de la codécision au cœur de nos projets avec des budgets participatifs.

La liste est longue, et chacun dans cet exécutif me pardonnera ici de ne pas citer tous ces projets qui permettent ou permettront demain aux lyonnaises et aux lyonnais de vivre mieux.

Nous constatons que les salaires sont trop faibles, le climat trop chaud, les inégalités trop fortes.

Nous continuerons de lutter pour le bien être des lyonnaises et des lyonnais, pour l’amélioration de la qualité de l’air, pour la prévention des maladies avec des engagements forts sur l’élimination des perturbateurs endocriniens comme nous le verrons dans ce conseil ou encore sur l’amélioration des conditions de vie et l’accès à un logement digne.

Les dernières données sont alarmantes sur la situation du logement en France, de son accès et du niveau des aides qui n’a fait que baisser sous ce quinquennat.

Sur la métropole de Lyon c’est plus de 18 000 personnes sans logement personnel et près de 40 000 personnes qui sont en situation de sur-occupation.

Nous avons autant le devoir que la responsabilité d’agir. La crise sanitaire et ses effets économiques et sociaux rendent encore plus urgent la nécessité d’assurer aux plus fragiles l’accès à leurs droits les plus fondamentaux.

Et oui, le logement est un droit fondamental.            

Alors nous allons poursuivre nos efforts en matière d’hébergement et d’accès au logement en mobilisant notre patrimoine.

Et j’insisterai sur ce point car la dette patrimoniale est finalement aussi insoupçonnée que le patrimoine de la ville lui-même.

En cette rentrée nous venons enfin à bout d’un inventaire des mandats précédents.

Je rappelle enfin la détermination des élus du groupe socialistes, la gauche sociale et écologique.

Nous sommes déterminées à mettre en avant les atouts de notre ville dans la mise en œuvre des politiques éducatives, dans l’amélioration des conditions de travail des agents, dans le développement des politiques de solidarité dont nous avons tant besoin et qui ont tant manqué ces dernières années.

Nous savons faire face à de nouveaux contextes, à de nouveaux enjeux, pour promouvoir de nouvelles idées, parce que oui, les idées changent le monde.

Je vous remercie.